Me voici donc, fier comme Artaban, dans cette galerie où les exploits militaires de notre royaume sont immortalisés en peinture. Ma mie, la belle Angélique (appelons-la ainsi, pour préserver un semblant de dignité), est à mes côtés. Enfin, était à mes côtés, jusqu’à ce qu’elle ne déniche, au fond de ma poche (pourtant vérifiée avec soin, juré !), un billet doux parfumé à la violette, signé d’une certaine… Clotilde. Oh, Clotilde… une erreur de jeunesse, un écart de plume, une… une urgence diplomatique, que voulez-vous !
Mais Angélique ne l’entend pas de cette oreille. Son regard, d’ordinaire si doux, se transforme en un orage menaçant. Les portraits des généraux victorieux semblent me regarder avec réprobation. Même le roi Louis, du haut de son cheval cabré, a l’air de me faire la moue.
« Ah, je vois, dit Angélique, la voix glaciale, vous collectionnez les trophées… et les missives galantes ! »
Je tente une pirouette, un sourire charmeur, un de ceux qui ont fait fondre tant de cœurs (avant l’ère Clotilde, bien sûr). « Mon amour, vous savez bien… une bagatelle, une simple… »
« Une bagatelle ? s’écrie-t-elle, brandissant le billet comme une arme. Vous osez ? Eh bien, monsieur le séducteur, je vais vous montrer ce qu’est une vraie bagatelle ! »
Et voilà qu’elle me défie en duel, ici, au milieu des batailles de Tolbiac et de Rocroi ! Je pouffe, bien sûr. Une femme ? Me défier ? Moi, le fleuron des mousquetaires, l’as des bretteurs, le… enfin, vous voyez le genre.
« Allons, Angélique, ne faites pas l’enfant. Vous n’allez tout de même pas… »
Mais elle n’attend pas la fin de ma phrase. Son épée, dégainée avec une rapidité surprenante, fuse vers moi. Je pare, avec un sourire condescendant. « Doucement, ma belle, vous allez vous blesser. »
Erreur fatale. Cette « belle » se révèle être une furie. Ses coups, d’abord désordonnés, deviennent précis, puissants. Je recule, surpris, puis inquiet. Les rires se transforment en grimaces. Les spectateurs (quelques courtisans amusés par la scène) retiennent leur souffle.
Et puis… le drame. Un coup plus vif que les autres, une parade manquée, et… toc ! Mon épée vole à plusieurs mètres. Je me retrouve désarmé, le souffle court, face à une Angélique triomphante, son épée pointée sur ma gorge.
Le silence est total. Seul le bruit de ma fierté qui s’effondre résonne dans la galerie.
« Alors, monsieur le Don Juan, bredouille Angélique, toujours essoufflée mais victorieuse, qui est la ‘bagatelle’, maintenant ? »
Je ne peux que balbutier une réponse confuse. « Euh… vous… enfin… bravo… »
Les courtisans applaudissent, certains avec une pointe de malice. Je sens le rouge me monter aux joues. Je suis vaincu, humilié, ridiculisé… par une femme ! Dans la Galerie des Batailles, qui plus est !
Je dois me rendre à l’évidence : j’ai été bien trop sûr de moi. J’ai sous-estimé Angélique, et j’en paie le prix fort.
« Je… je me repens, Angélique, dis-je, la voix basse. Je promets de ne plus… de ne plus… collectionner les billets doux. »
Elle baisse son épée, un sourire satisfait illuminant son visage. « C’est bien ce que je voulais entendre. Et pour la peine, vous allez m’offrir un somptueux dîner… et me raconter toute la vérité sur Clotilde. »
Bien fait pour moi ! Cette leçon me servira. Désormais, je me méfierai des femmes… et des poches de mon pourpoint. Et peut-être, qui sait, je me mettrai sérieusement à l’escrime. On ne sait jamais…
Après le texte, quelques images...
S'en est fini du coquin.
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Galerie des batailles.
Aile du midi.
Versailles -- Décembre 2024.
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On croirait du moi n'est-ce pas ?
Et bien c'est de l'IA, entrainée à faire comme moi.
Petit indice : aucune faute de frappe ni d’orthographe, c'était louche non ?
La copie tuera-t-elle l’orignal ?
Non, c'est promis, je continue ce blog avec du moi, pas toujours au top, pas toujours inspiré mais du moi, quoi. Avec les jours avec et les jours sans.
Mes photos sont garanties sans IA autre que celle déjà intégrée à l’appareil photo depuis des années.
On n'y échappe pas.
Alors venez vivre l'expérience versaillaise en vrai. Prenez votre temps, restez le temps nécessaire comme tout autre site du patrimoine mondial auquel vous décideriez de visiter. Ne lui accordez pas que 2 petites heures...
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